On ne devient pas malade du jour au lendemain… alors que se passe-t-il avant?

Vous venez de recevoir un diagnostic de la part d’un professionnel de la santé. Hypertension. Prédiabète. Diabète de type 2. Maladie cardiovasculaire. Une autre maladie chronique. Et une question vient souvent spontanément : « Comment est-ce possible? Je me sentais pourtant bien. »

C’est peut-être justement là que notre façon de voir la santé mérite d’être questionnée. Parce que plusieurs maladies chroniques ne commencent pas le jour où elles sont diagnostiquées. Elles peuvent évoluer progressivement, parfois pendant des décennies, sous l’influence de plusieurs facteurs.

Entre « en santé » et « malade », il se passe quelque chose! Nous avons tendance à voir la santé comme un interrupteur. ON : je suis en santé. OFF : je suis malade.

Mais notre organisme est beaucoup plus complexe. L’Organisation mondiale de la Santé explique que les maladies chroniques résultent généralement d’une combinaison de facteurs génétiques, physiologiques, environnementaux et comportementaux. Certains sont hors de notre contrôle. Notre âge, notre génétique ou certains aspects de notre environnement, par exemple. Mais d’autres peuvent être influencés par nos habitudes et notre mode de vie.

L’alimentation, l’activité physique, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool font notamment partie des facteurs de risque modifiables reconnus. Au fil du temps, différents facteurs peuvent contribuer à des changements comme une pression artérielle plus élevée, une glycémie élevée, des anomalies des lipides sanguins ou un excès de poids.

Et voici ce qui est particulièrement intéressant : La plupart du temps nous ne ressentons pas nécessairement ces changements.  Une personne peut avoir une tension artérielle élevée sans le savoir. Dans le cas du diabète de type 2, les symptômes peuvent également être légers et prendre des années avant d’être remarqués.

Voilà pourquoi « je me sens bien » et « tout est optimal » ne veulent pas nécessairement dire la même chose. Alors, pourquoi attendre? La question n’est pas de vivre dans la peur de développer une maladie. Bien au contraire. C’est de réaliser qu’il existe un espace extrêmement intéressant avant la maladie : celui où nous pouvons nous intéresser à notre santé simplement parce qu’elle est importante.

Comment mangeons-nous? Comment dormons-nous? Bougeons-nous suffisamment? Comment récupérons-nous? Quelle place le stress occupe-t-il dans notre quotidien? Et surtout : depuis combien de temps vivons-nous de cette façon?

Une journée ne définit pas notre santé. Un repas non plus. Mais lorsque certaines habitudes se répètent pendant des années, elles peuvent contribuer à influencer notre trajectoire de santé. Et c’est là que la prévention prend tout son sens.

Souvent les gens se demandent: « Qu’est-ce que je devrais changer? » Mais peut-être existe-t-il une question que nous devrions-nous poser avant celle-là : « Où en suis-je aujourd’hui? » Parce qu’avant de vouloir tout changer, encore faut-il savoir où porter son attention.

C’est précisément ce que permet d’explorer le Profil des habitudes de vie. Ce n’est pas un diagnostic, ni un jugement et encore moins la recherche de perfection. C’est une très belle occasion de prendre un peu de recul sur différentes dimensions de votre quotidien et de mieux comprendre lesquelles pourraient mériter votre attention.

N’attendez pas nécessairement que votre santé vous oblige à vous en occuper.

Et si vous faisiez le point maintenant? Découvrez votre Profil des habitudes de vie et voyez ce que vos habitudes actuelles racontent sur votre santé de demain.